Portrait du réseau #50 : Anifa Hassani

Il y a des choix que j’ai fait, et notamment le choix récent de me lancer en freelance, qui sont en partie liés aux échanges que j’ai eu avec des femmes de SPAF.
Anifa Hassani

Diplômée de Sciences Po Aix en 2018, Anifa Hassani a débuté sa vie professionnelle dans des cabinets de conseil. Après plusieurs expériences et une longue réflexion alimentée par des échanges avec ses consœurs de SPAF, elle a pris la décision il y a quelques mois de continuer son métier… mais en freelance ! Elle nous parle aujourd’hui de son parcours, de ce que SPAF lui apporte, de sa récente décision de quitter le salariat et des services qu’elle propose. Merci Anifa pour cet échange enrichissant 😊

PARLE-NOUS DE TON PARCOURS !

Je suis diplômée de l’IEP d’Aix, promotion 2018. J’ai fait le master classique « Services Publics ». Ensuite j’ai passé le concours de l’ENM, je ne l’ai pas eu et je n’ai pas voulu le retenter tout de suite. Je me suis laissé un temps de réflexion, notamment en faisant un service civique. J’en ai profité pour faire publier mon mémoire de fin d’études dans une maison d’édition. Derrière ça, j’ai rejoint un cabinet de conseil, j’ai quitté le sud pour aller du côté de Paris et j’ai travaillé pendant 3 ans et demi dans ce premier cabinet de conseil, puis j’en ai rejoint un autre et ça a duré 6 mois. Donc j’ai travaillé pendant 4 ans en cabinet de conseil auprès d’acteurs du secteur public, des transports, de la culture, sur des sujets assez variés. C’était de la refonte de processus métier, de la conduite du changement, du design de services, de l’analyse des politiques publiques. Ça m’a permis de suivre des formations, je me suis certifiée en design thinking et je suis Green Belt Lean Six Sigma, des certifications qui ont de la valeur dans les métiers que j’exerce.

TON LIEN AVEC SPAF ?

J’ai rejoint SPAF au moment du Covid, je crois que c’était en mars ou avril. J’ai dû scroller sur LinkedIn et voir un portrait passer. J’ai adhéré et depuis septembre 2020, je fais partie du pôle parisien. J’essaie de faire les rencontres assez souvent, j’ai rencontré beaucoup de personnes comme ça. D’abord en distanciel pendant le Covid et c’était chouette de découvrir une nouvelle dynamique, de sortir de la monotonie du quotidien anxiogène. Ce qui est intéressant, c’est qu’on a à peu près, je vais utiliser un terme bourdieusien, le même habitus, on a les mêmes codes mais des parcours professionnels très différents et ça, ça me nourrit vraiment dans mes réflexions personnelles et dans mes choix professionnels. Je pense que, plus ou moins consciemment, il y a des choix que j’ai fait, et notamment le choix récent de me lancer en freelance, qui sont en partie liés aux échanges que j’ai eus avec des femmes de SPAF.

PARLE-NOUS DE CETTE PRISE DE DECISION !

Je pense que j’avais toujours ça dans un coin de ma tête depuis longtemps mais je n’avais jamais franchi le pas parce qu’il y a plein de freins. Je viens d’un milieu populaire issu de l’immigration et ma mère me disait « Tu es sûre ? Ça va être encore plus dur pour toi. ». Il y a plein de barrières mentales que je me pose à moi-même et que l’entourage peut mettre aussi. Alors je ne dirais pas qu’il y a eu un élément déclencheur mais au début de l’année 2023, j’ai pris un break de 4/5 mois pendant lequel j’ai vraiment pris du temps pour moi, pour explorer plein de pistes, échanger avec plein d’acteurs. Je me suis faite accompagner aussi par l’Apec où j’ai fait des tests de personnalité et ça se voyait dans les résultats que le fait d’être à mon compte et de continuer mon métier que j’aime ressortait assez fortement. J’aimais le métier que je faisais auparavant mais je ne pouvais plus le faire dans ces conditions. J’avais envie d’une relation un peu plus transparente avec mes clients et il y a aussi les choix de vie parce que les expériences que j’ai pu avoir dans les cabinets ont parfois été difficiles, donc j’avais envie de reprendre mon destin professionnel en mains.

DIS-NOUS EN PLUS SUR TA NOUVELLE ACTIVITE ALORS !

Mi-2023, je me suis lancée en indépendante. Je continue à faire du conseil mais à mon compte. Mon offre de services est toujours orientée autour de la conduite du changement et de la gestion de projet, autour du design thinking et du lean management.

KESAKO ?

Le design thinking est inspiré du design mais c’est une méthodologie qui met l’utilisateur au cœur de la conception de services ou de produits. Par exemple, tu veux ouvrir une librairie un peu originale. L’approche que tu vas avoir est de réunir des personnes qui aiment lire et tu vas faire un atelier pour les faire parler. Ce n’est pas concevoir son idée toute seule dans un coin et imposer son modèle mais prendre en compte les besoins et désirs des utilisateurs. Donc c’est vraiment partir du besoin utilisateur pour concevoir des produits ou des services adaptés et pas l’inverse. Moi mon rôle va être de constituer le panel, de réunir les utilisateurs et d’animer un atelier pour faire émerger des idées.

Le lean management est né de l’idée d’améliorer la performance de l’entreprise. C’est très fumeux dit comme ça mais en gros, c’est se dire que s’il y a un problème dans l’entreprise, ce n’est pas à cause des personnes mais des processus d’organisation. Quand on constate des absences ou des dysfonctionnement de processus, l’approche est de co-construire de nouveaux processus plus efficaces directement avec les personnes sur le terrain et de derrière mettre en œuvre les techniques pour que ces processus soient intégrés dans les équipes et dans l’organisation de l’entreprise.

Ce sont deux approches assez complémentaires.

OU EN ES-TU AUJOURD’HUI ?

Aujourd’hui, je suis dans une phase où je cherche mes premiers clients. Je suis ouverte à avoir des missions partout en France, je suis mobile de manière ponctuelle. Je m’ouvre également aux acteurs privés et pour ce qui est de la nature de la relation contractuelle, ça peut être en direct avec le client final ou faire de la sous-traitance auprès d’un cabinet de conseil.

Pour l’instant, j’ai eu des prises de contact, quelques propositions mais il y avait toujours quelque chose qui clochait. J’ai un exemple en tête où le brief ne correspondait pas à mes valeurs et je me suis justement lancée en freelance pour avoir la liberté de sélectionner mes missions en fonction de ce qui compte pour moi.

Intéressées par le travail et les services d’Anifa Hassani, n’hésitez pas à parcourir sa plaquette de présentation, son profil LinkedIn ou à réserver un créneau ici pour échanger directement avec elle !

Consulter la plaquette d’Anifa ici !