Portrait de diplômée #7 – Claire Moutafian

Claire Moutafian a été diplomée de Sciences Po Paris en 2019 où elle a effectué le master « International Security » de l’école d’affaires internationales de l’IEP. Depuis octobre 2019, elle est cheffe de projet chez COM-ENT, une association de professionnels de la communication, un poste obtenu via le réseau SPAF où elle est chargée du collectif Ensemble contre le sexime.

Peux-tu m’expliquer en quoi consiste ton poste et quelles sont tes missions ? 

Chez COM-ENT, nous travaillons à faire reconnaître la valeur de la profession de communicant, et à créer des réflexions autour des enjeux du secteur (digital, RSE, croissance, etc.). Je suis en charge de piloter les comités thématiques sur ces sujets et aider à produire des articles, organiser des événements etc. Je m’occupe également du réseau « Toutes Femmes Toutes Communicantes » qui est un groupe qui s’engage pour une communication non-sexiste (écriture égalitaire, sexisme dans la pub, etc). Je pilote les productions du réseau et m’occupe de sa visibilité, et je travaille avec le Collectif contre le sexisme dont fait aussi partie SPAF.

Quel a été le rôle de SPAF dans ta recherche d’emploi ? 

Le responsable d’une entreprise dans laquelle j’ai passé plusieurs entretiens m’a recontactée une semaine après m’avoir refusée pour ce poste, pour me recommander à la Directrice générale de l’association dans laquelle je travaille actuellement. Il se trouve qu’elle connaissait très bien Priscillia, la présidente de SPAF, du fait de leur travail commun dans le Collectif contre le sexisme. Elle l’a contactée pour avoir une « recommandation » sur mon profil, et visiblement Priscillia a du lui faire mon éloge ! Deux jours plus tard je signais mon premier CDI. J’ai été agréablement surprise que Priscillia me recommande alors qu’on se connaissait depuis deux semaines à l’époque. Un bel exemple de sororité et de bienveillance ! Les engagements de SPAF ont pris tout leur sens à ce moment là.

Pourquoi t’es-tu engagée chez SPAF à la base ?

Quand j’ai connu l’association j’étais en « chômage de transition » après mon diplôme et je cherchais mon premier job. Même si je n’ai jamais été militante, j’étais comme beaucoup de femmes, à me rendre compte par mes recherches du sexisme latent du monde professionnel. Combien d’annonces de jobs ne sont pas déclinées au féminin ? Comment est-ce que j’évalue la fourchette de salaire que je vais demander ? Est-ce que je mérite vraiment ce salaire ? Ce poste n’est-il pas trop ambitieux pour moi ? Le syndrome de l’imposteur, le plafond de verre, sont deux choses que presque toutes les femmes ont intériorisées, moi la première, et les femmes de SPAF sont vraiment de grandes motivations pour avoir le courage de réclamer sa juste place, sa juste rémunération. J’espère à l’avenir pouvoir à mon tour aider des jeunes femmes motivées à trouver leur voie et à prendre confiance en elles.

Est ce que tu dirais que bénéficier du réseau SPAF permet de travailler dans un environnement non-sexiste ?

Dans mon cas oui, les engagements de ma boite sont résolument anti-sexistes, et on est une équipe 100% féminine, donc ça limite les risques de comportements pas safe. Après malheureusement, on ne peut pas garantir à l’avance que tou.tes les colloborateur.rices soient touché.es par ces questions. Il y a encore beaucoup de résistance, même venant de femmes qui par exemple ne veulent pas « féminiser » leur titre.

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