Portrait du réseau #4 – Noémie Aubron

Noémie Aubron, 33 ans, est diplômée de Sciences Po Lille en 2009. Basée à La Rochelle, elle a lancé son entreprise d’aide à l’innovation et de business design, La mutante, en 2019.

Qu’est ce qui t’a donné envie de lancer ta propre entreprise ?

J’ai découvert le monde de l’entreprise lors de ma cinquième année à Sciences Po Lille que j’ai pu effectuer à l’EM Lyon. C’est une culture que j’ai beaucoup aimée. Ensuite j’ai travaillé dans le digital, à la Fnac notamment où j’ai développé une place de marché pour les acheteurs tiers qui souhaitaient vendre leurs produits sur le site. Je suis ensuite passée par ING direct puis par la Maif. Quand j’ai eu mon deuxième enfant, je voulais gérer autrement mon équilibre familial et professionnel, j’étais enfermée dans une boite, dans un job dans lequel je n’étais pas épanouie. J’ai regardé les compétences que j’avais, un esprit d’initiative et dynamique qui correspond à la culture de l’entreprise. Je me suis alors lancée.

Peux-tu nous parler de ta boite ?

Je fais de l’accompagnement de démarches d’innovation. Par exemple, une entreprise me contacte et me dit « ce produit ne vaut pas le coût » ou « mon chiffre d’affaires n’est pas assez bon, comment faire pour trouver de nombreux produits ou les adapter ? ». Je définis des concepts de produits, j’essaie de comprendre le marché, le modèle économique, la conception, la mise sur le marché. 

Être entrepreneuse, ça a changé quoi dans ta vie ?

C’est super dur, ça modifie tout le rapport au travail que tu peux avoir en tant qu’employé : le salaire, les horaires, une feuille de route. Il faut penser différemment la manière dont je travaille. Ce qui est compliqué c’est la frontière entre personnel et professionnel, apprendre à gérer son temps, sa famille, son argent. En un an j’ai appris plein de choses différentes. Surtout, j’aime cette indépendance, cette liberté dans le fait d’être entrepreneuse.

Pourquoi avoir rejoint le réseau Sciences Po au féminin ? 

Je n’avais pas travaillé mon réseau à l’école, moi c’est le côté femme qui m’intéresse, l’énergie dans le travail avec des femmes, nouer des relations avec des paires. Les relations sont plus durables, plus saines entre femmes. On se soutient, on échange, c’est dynamique. C’est aussi l’opportunité de me connecter avec des femmes qui ont les mêmes valeurs que moi.

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